Le constat de non-représentation d’enfant permet de documenter le fait qu’un enfant n’a pas été remis ou présenté au parent qui était en droit de l’accueillir, conformément aux modalités prévues.

Lorsqu’un parent ne respecte pas les conditions fixées pour le droit de visite et d’hébergement ou la résidence alternée, il peut être difficile de prouver précisément ce qui s’est passé. Le commissaire de justice peut alors intervenir pour constater la situation au moment où elle se produit.

Ce constat peut ensuite constituer un élément de preuve, notamment dans le cadre d’une plainte ou d’une procédure devant le juge aux affaires familiales.

Qu’est-ce que la non-représentation d’enfant ?

La non-représentation d’enfant correspond au fait de refuser de remettre un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer.

Elle peut notamment se produire lorsqu’un parent :

  • refuse de remettre l’enfant à l’autre parent au début de son droit de visite ou d’hébergement ;
  • ne restitue pas l’enfant à la date prévue ;
  • ne respecte pas les modalités prévues dans le cadre d’une résidence alternée.

L’article 227-5 du Code pénal prévoit que le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

La non-représentation d’enfant constitue donc une infraction pénale.

Dans quelles situations un constat peut-il être utile ?

Lorsqu’un parent se présente au lieu prévu pour exercer son droit de visite et que l’enfant ne lui est pas remis, la difficulté peut rapidement devenir probatoire.

Un échange de messages peut démontrer qu’un désaccord existe. Une main courante peut également permettre de laisser une trace des faits. Mais il peut être utile de faire constater directement la situation par un commissaire de justice.

Celui-ci peut notamment constater :

  • la présence du parent au lieu prévu ;
  • la date et l’heure de son intervention ;
  • l’absence de l’enfant ;
  • les circonstances dans lesquelles la remise devait avoir lieu ;
  • les démarches effectuées sur place ;
  • les échanges ou déclarations qui peuvent être matériellement constatés.

Le contenu du procès-verbal dépend de la situation rencontrée et de la mission confiée au commissaire de justice.

Comment se déroule un constat de non-représentation d’enfant ?

L’intervention est généralement organisée autour de la date, de l’heure et du lieu prévus pour la remise ou la restitution de l’enfant.

Le commissaire de justice intervient afin de constater les faits qui se présentent à lui.

Selon la situation, il peut notamment se rendre au lieu où l’enfant devait être remis ou restitué et constater l’absence de l’enfant ou les circonstances dans lesquelles la remise n’a pas eu lieu.

Il relate ensuite dans son procès-verbal les constatations qu’il a personnellement effectuées.

Le commissaire de justice ne décide pas si le comportement du parent constitue juridiquement une non-représentation d’enfant. Cette qualification relève des autorités compétentes.

Pourquoi faire établir un constat de non-représentation d’enfant ?

La principale difficulté, dans ce type de situation, est souvent de pouvoir établir précisément les circonstances du manquement.

Le constat permet de conserver une trace datée des faits observés par un professionnel extérieur au conflit familial.

Il peut ainsi compléter les autres éléments du dossier : décision de justice, convention parentale, échanges entre les parents, témoignages ou encore main courante.

Service-Public indique expressément qu’en cas de non-représentation d’enfant, une plainte peut être accompagnée de différents éléments de preuve, parmi lesquels un constat de commissaire de justice attestant de l’absence de l’enfant.

Le constat n’est donc pas une formalité obligatoire pour déposer plainte, mais il peut constituer une pièce utile pour documenter les faits.

Que faire après une non-représentation d’enfant ?

La première démarche dépend de la situation.

En cas de non-représentation, il est possible de se rendre dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie afin de signaler les faits et de déposer plainte.

Le parent concerné peut également saisir le juge aux affaires familiales, notamment lorsque les difficultés se répètent et qu’une modification des modalités de résidence ou du droit de visite et d’hébergement est nécessaire.

Une médiation familiale peut également être envisagée lorsque les circonstances le permettent et que le dialogue entre les parents peut être rétabli.

Le constat du commissaire de justice s’inscrit donc dans un ensemble de démarches possibles. Il ne remplace ni le dépôt de plainte ni la saisine du juge.

Que se passe-t-il si l’enfant refuse lui-même de partir ?

Le refus de l’enfant doit être distingué du refus du parent de respecter les modalités prévues.

Le simple fait qu’un enfant ne souhaite pas se rendre chez l’autre parent ne permet pas automatiquement à celui qui en a la garde de ne pas le remettre.

Service-Public précise que le parent qui refuse de remettre l’enfant doit pouvoir justifier d’un danger réel et immédiat dans les situations exceptionnelles où il invoque ce motif. Un simple conflit entre les parents ou une inquiétude ne suffit pas.

Lorsque l’enfant est capable de discernement, il peut demander à être entendu par le juge afin d’exposer les raisons de son refus.

Ces situations nécessitent donc une appréciation au cas par cas.

Et en cas de danger pour l’enfant ?

La situation est différente lorsqu’un parent estime que l’enfant est exposé à un danger réel et immédiat.

Service-Public indique que des éléments objectifs, vérifiables et sérieux doivent pouvoir être apportés pour justifier un refus exceptionnel de remise de l’enfant. En cas de danger, il est recommandé de déposer plainte et de saisir rapidement le juge aux affaires familiales afin de demander une modification des modalités de résidence ou de droit de visite et d’hébergement.

Le constat de commissaire de justice peut, selon les circonstances, contribuer à documenter certains faits matériels. Il ne permet toutefois pas, à lui seul, de régler une situation de danger ou de modifier les droits parentaux.

Quelle est la valeur du constat ?

Le commissaire de justice établit un procès-verbal relatant les faits qu’il a personnellement constatés.

Dans le cas d’une non-représentation d’enfant, le constat peut notamment permettre de documenter la présence du parent au lieu et à l’heure prévus ainsi que l’absence de l’enfant ou les circonstances concrètement observées.

Il ne constitue pas une décision de justice et ne détermine pas, à lui seul, la responsabilité pénale du parent concerné.

Son intérêt est de fournir aux autorités ou au juge un élément de preuve établi au moment des faits.

Pourquoi agir rapidement ?

Une non-représentation d’enfant se produit à un moment précis : un jour, une heure et un lieu sont généralement prévus pour la remise ou la restitution.

Une fois ce moment passé, il peut être plus difficile de reconstituer précisément les circonstances.

Lorsque le parent anticipe un refus ou constate que l’enfant ne lui est pas remis conformément aux modalités prévues, une intervention rapide peut donc permettre de documenter la situation au moment où elle se produit.

Le constat peut ensuite être conservé avec les autres pièces du dossier.

À retenir

La non-représentation d’enfant constitue une infraction pénale lorsqu’un parent refuse indûment de remettre l’enfant à celui qui a le droit de le réclamer.

Dans ce contexte, le constat de non-représentation d’enfant permet de documenter les circonstances dans lesquelles le droit de visite et d’hébergement ou la résidence de l’enfant n’a pas été respecté.

Le commissaire de justice constate les faits qu’il peut personnellement observer. Son procès-verbal peut ensuite être produit parmi les éléments de preuve, notamment dans le cadre d’une plainte ou d’une procédure devant le juge aux affaires familiales.

Le constat ne se substitue ni au dépôt de plainte ni au juge : il permet avant tout de conserver une preuve objective et datée de la situation constatée.

Mettre fin à un PACS ne nécessite pas l’accord des deux partenaires. L’un d’eux peut décider seul de dissoudre le pacte civil de solidarité.

Cette démarche obéit toutefois à une procédure précise : lorsque la décision est unilatérale, elle doit être signifiée à l’autre partenaire par un commissaire de justice.

Cette intervention permet de formaliser la décision de manière sécurisée et de respecter les formalités prévues par la loi.

Peut-on mettre fin seul à un PACS ?

Oui.

Le PACS peut être dissous de plusieurs manières :

  • par déclaration conjointe des deux partenaires ;
  • par décision unilatérale de l’un des partenaires ;
  • par le mariage des partenaires ou de l’un d’eux ;
  • par le décès de l’un des partenaires.

Dans le cas d’une décision unilatérale, le partenaire qui souhaite mettre fin au PACS n’a pas besoin d’obtenir l’accord de l’autre.

L’article 515-7 du Code civil prévoit toutefois que sa décision doit être signifiée à l’autre partenaire.


Pourquoi faire appel à un commissaire de justice ?

La signification de la décision de mettre fin au PACS constitue une formalité obligatoire lorsque la dissolution est décidée par un seul partenaire.

Le commissaire de justice intervient pour porter officiellement cette décision à la connaissance de l’autre partenaire.

Son intervention permet notamment :

  • de respecter la procédure prévue par le Code civil ;
  • de donner une date certaine à la signification ;
  • de disposer d’un acte officiel établissant les démarches accomplies ;
  • de sécuriser la preuve de la notification de la décision.

La signification ne dépend donc pas de la bonne volonté du partenaire qui reçoit l’acte.

Même si celui-ci refuse de collaborer à la démarche, le commissaire de justice applique les règles de signification prévues par la procédure civile.


Comment se déroule une dissolution unilatérale de PACS ?

La procédure peut être résumée en plusieurs étapes.

1. Décider de mettre fin au PACS

L’un des partenaires décide unilatéralement de dissoudre le PACS.

Aucun accord de l’autre partenaire n’est nécessaire.

2. Faire signifier la décision

Le partenaire à l’initiative de la dissolution mandate un commissaire de justice afin que sa décision soit signifiée à l’autre partenaire.

Le commissaire de justice établit alors un acte de signification conformément aux règles applicables.

3. Informer l’autorité ayant enregistré le PACS

Une copie de la signification doit ensuite être remise ou adressée à l’officier de l’état civil, au notaire ou, selon le cas, à l’autorité diplomatique ou consulaire ayant enregistré le PACS.

Pour les PACS enregistrés en mairie, la démarche est effectuée auprès de l’officier de l’état civil de la commune concernée.

Pour un PACS enregistré par un notaire, la copie est adressée au notaire qui a procédé à l’enregistrement.

4. Enregistrement de la dissolution

L’autorité compétente procède ensuite à l’enregistrement de la dissolution.

La dissolution prend effet entre les partenaires à compter de la date de cet enregistrement.

Elle devient opposable aux tiers à compter de l’accomplissement des formalités de publicité prévues par la loi.


Quelle est la différence entre la signification et l’enregistrement ?

Il est important de ne pas confondre ces deux étapes.

Le commissaire de justice signifie la décision de dissoudre le PACS.

Il ne prononce pas lui-même la dissolution du PACS.

L’autorité compétente enregistre ensuite la dissolution, ce qui permet de produire ses effets entre les partenaires puis à l’égard des tiers selon les règles prévues par l’article 515-7 du Code civil.

Cette distinction est importante : le rôle du commissaire de justice est ici celui d’un professionnel de la signification et de la preuve, et non celui de l’autorité chargée de l’état civil.


À quelle date le PACS est-il réellement dissous ?

La date de signification à l’autre partenaire n’est pas, à elle seule, la date de dissolution du PACS.

Le Code civil prévoit que la dissolution prend effet, dans les rapports entre les partenaires, à la date de son enregistrement.

Elle devient opposable aux tiers à partir du jour où les formalités de publicité ont été accomplies.

Cette distinction peut avoir des conséquences concrètes, notamment lorsque les partenaires ont des biens, des contrats ou des obligations financières en cours.


Quelles sont les conséquences de la dissolution du PACS ?

La fin du PACS ne règle pas automatiquement toutes les questions liées à la vie commune.

Les partenaires doivent notamment régler les conséquences patrimoniales de leur séparation.

L’article 515-7 du Code civil prévoit qu’ils procèdent eux-mêmes à la liquidation des droits et obligations résultant du PACS. En cas de désaccord, le juge peut être saisi pour statuer sur les conséquences patrimoniales de la rupture.

Cela peut notamment concerner :

  • la répartition des biens ;
  • les éventuelles créances entre partenaires ;
  • les dettes ;
  • les biens détenus en indivision ;
  • le logement commun ;
  • les conséquences liées aux contrats souscrits pendant la vie commune.

La dissolution du PACS et le règlement de ces questions sont donc deux problématiques distinctes.


Que se passe-t-il si l’autre partenaire refuse la dissolution ?

Son accord n’est pas nécessaire.

C’est précisément l’intérêt de la procédure de dissolution unilatérale : l’un des partenaires peut mettre fin au PACS sans que l’autre puisse s’y opposer.

En revanche, le partenaire qui refuse la séparation peut contester certaines conséquences patrimoniales de la rupture.

Dans ce cas, le désaccord ne porte plus sur le principe de la dissolution mais peut concerner, par exemple, le partage des biens ou le règlement des dettes.


Le commissaire de justice peut-il signifier la décision si l’autre partenaire est difficile à joindre ?

La signification est précisément conçue pour permettre de porter officiellement un acte à la connaissance de son destinataire selon les règles prévues par la procédure.

Le commissaire de justice détermine les modalités de signification applicables en fonction de la situation rencontrée.

Il est donc préférable de lui communiquer toutes les informations utiles concernant le partenaire destinataire, notamment son adresse connue et les éléments permettant de faciliter sa recherche.


Pourquoi privilégier une signification par commissaire de justice ?

Une simple lettre ou un message électronique ne présente pas les mêmes garanties qu’un acte de commissaire de justice.

La signification permet de formaliser la démarche et de conserver une preuve de son accomplissement.

Dans une séparation qui peut déjà être conflictuelle, cette sécurité procédurale est particulièrement importante.

Le commissaire de justice intervient ainsi à un moment précis du processus : il sécurise la notification officielle de la décision unilatérale de dissoudre le PACS.


À retenir

Un PACS peut être dissous à l’initiative d’un seul des partenaires.

Dans ce cas, la décision doit être signifiée à l’autre partenaire par un commissaire de justice.

Le commissaire de justice établit l’acte de signification et accomplit la transmission prévue par la procédure. La dissolution est ensuite enregistrée par l’autorité compétente et produit ses effets selon les règles prévues par l’article 515-7 du Code civil.

Si vous souhaitez mettre fin unilatéralement à un PACS, le commissaire de justice peut vous accompagner dans l’accomplissement de cette formalité.